TAJRISH TRANSPORTS HUB

about forgotten topographies, commuters and fluid public spaces

2017. MASTER’S DEGREE FINAL PROJECT published on De Cesaris A., Osanloo H., Tehran Metro Stations. Public Space Gardens Water; Roma, Aracne, 2017

In 1978, Tehran’s urban plan is approved, defining a new image of the city. A grid of highways is overlapped to the natural morphology of the area. The city of Tehran has 6 millions of residents today, and it welcomes 5 millions of commuters during day time. Recently, in 2006, the city approved a new urban plan based on the experience of Hydro City, a workshop led by the Iranian architect Sara Kamalvand. The idea of this plan is to improve the public transportation system of the city according to the existing grid of greenways. This would reconcile the city with its natural landscape. The intersection between these two layers would create exchange nodes and service hubs.

 

Tehran dominates the Iranian plateau from the bases of the relief of the Elburz mounts. The identity of the city relies on the capability of its inhabitants to collect water and bring it to the inner parts of the desert. Gertrude Bell describes the city at the beginning of the XIX cen.: “The capital, approached by the west, appears like a wood more than like a city: there are no minarets, neither towers nor domes representing a visible monument from the distance. The trees of its gardens hide its rickety buildings. Just when the traveler reaches its walls he can say: here there is Tehran!”

 

In September 2017 I took part in a workshop about the area of Tajrish in Tehran. Coming back home I decided to develop the project into my master’s thesis. The area of Tajrish is located in the very north of the city. Its metro stop is the last of the line and it is used as an access to reach the bus terminal, which connects the city with its suburbs. The Darband, one of the main rivers of Tehran, also crosses the area.


The project goals were to simplify this connection by reorganizing the main human flows, and to rediscover the riversides, currently seen as borders rather than a leisure place. The public space can easily host the variation of the river flow. Iranian culture is accostumed to flexibility and to freely define spaces according to the current needs of people. The choice of neutral architecture allows people to appropriate the space informally. The constant search for shade and tranquillity is an issue shared throughout the country, moreover in crowded places such as this site. The wide shelter proposed by the new design considers and answers this need.

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Le plan d’urbanisme de Téhéran date de 1978. Pour la première fois une grille d’autoroutes est superposée sur la morphologie naturelle de la région définissant une nouvelle image de la ville. Aujourd’hui la ville de Téhéran a 6 millions de résidents et elle accueille 5 millions de périurbains pendant la journée. En 2006 un nouveau plan urbanistique est approuvé. Le plan est basé sur l’expérience de Hydro City un Workshop ouvert par l’architecte iranienne Sara Kamalvand. L’idée du plan était d’améliorer le système des transports publics selon la grille existante des voies vertes. Cela permettrait de réconcilier la ville avec son paysage naturel. L’intersection entre ces deux couches créerait des nœuds d’échange et des centres de service.

Téhéran domine le plateau iranien depuis les bases du relief des monts Elburz. L’identité de la ville repose sur la capacité de ses habitants à collecter l’eau et à l’amener dans les parties intérieures du désert. Gertrude Bell décrit la ville au début du XIXe siècle: «La capitale, abordée par l’ouest, apparaît comme un bois plus qu’une ville : il n’y a pas de minarets, ni de tours ni de dômes représentant un monument visible de loin. Les arbres de ses jardins cachent ses bâtiments branlants. Juste quand le voyageur atteint ses murs il peut dire: ici il y a Téhéran! “.

En septembre 2017 j’ai participé à un workshop en Iran sur la zone de Tajrish. Au retour de cette expérience j’ai développé le projet réalisé pour mon projet de fin d’études. La région de Tajrish est située au nord de la ville. Son arrêt de métro est le dernier de la ligne et il est utilisé comme un accès pour le terminal de bus. Le terminal de bus relie la ville à ses banlieues. La région est également traversée par le Darband, l’un des principaux fleuves de Téhéran.

 

Les objectifs du projet étaient de simplifier cette connexion en réorganisant les principaux flux humains et de redécouvrir les flancs de la rivière, actuellement perçus comme une frontière plutôt que comme un lieu de loisirs. L’espace public peut facilement accueillir la variation du débit de la rivière. La culture iranienne est vraiment habituée à la flexibilité et à la libre définition des espaces en fonction des besoins actuels des personnes. Le choix d’une architecture neutre permet aux gens de s’approprier l’espace de façon informelle. La recherche constante de l’ombre et de la tranquillité est un enjeu partagé dans tout le pays, et d’autant plus dans des lieux très fréquentés tels que ce site. Le large abri proposé par la nouvelle conception considère et répond à ce besoin.

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